Paris Est Marne & Bois inaugure son cinquième espace de coworking, installé dans les anciens locaux de l’Assurance Maladie. Près de 60 % des bureaux étaient déjà réservés le jour de l’ouverture, avec des tarifs mensuels à partir de 230 €.
L’immobilier tertiaire est en pleine mutation et les opportunités se cachent parfois là où on ne les attend pas. Au 19 rue Arthur Croquette, à seulement deux minutes à pied de la station de métro Charenton – Écoles (ligne 8), ce sont les locaux désaffectés d’une ancienne antenne de l’Assurance Maladie qui viennent de reprendre vie. Exit les guichets administratifs, place à un espace de travail collaboratif de haut vol, pensé pour répondre aux nouveaux standards du travail hybride.
Une métamorphose à 3 millions d’euros au pied du métro
L’opportunité était trop belle pour être ignorée. « Dès que la CPAM a annoncé son départ, j’ai saisi le territoire en leur indiquant que ce pourrait être le lieu d’implantation d’un espace de coworking qui n’existait pas à Charenton-le-Pont », explique Hervé Gicquel, le maire de la ville.
C’est l’intercommunalité Paris Est Marne & Bois (PEMB) qui a racheté et totalement réaménagé les lieux, moyennant un investissement de près de 3 millions d’euros. Ce nouveau site vient compléter un maillage territorial déjà très solide. Comme le souligne Olivier Capitanio, président de l’intercommunalité : « Cela nous permet de porter à cinq notre réseau d’espaces de coworking, après celui de Nogent-Le Perreux, de Saint-Mandé, de Saint-Maurice et de Saint-Maur-des-Fossés ».
Bureaux fermés et douches pour cyclistes : un aménagement premium
Le programme tranche avec l’image du coworking à postes nomades. Ici, pas de grandes tablées bruyantes. Dans cet espace de 950 m², on retrouve 22 bureaux fermés de 15 à 23 m², trois salles de réunion connectées dont une XXL dédoublable, une cuisine équipée, une break room pour décompresser et une douche pour ceux qui viennent à vélo.

Côté prix, Charenton applique la grille du réseau, pensée pour rester accessible aux TPE, freelances et salariés en télétravail. Un poste nomade revient à 17 € la journée, 60 € la semaine ou 230 € le mois. Pour un bureau fermé (le format dominant à Charenton), il faut compter 50 € la journée pour deux places, 60 € pour trois, ou 300 à 520 € par mois selon la taille.
Les salles de réunion sont quant à elles facturées à part : 65 € la demi-journée et 120 € la journée pour moins de 10 personnes, le double au-delà pour les externes. À titre de repère, un bureau fermé mensuel à Paris intramuros démarre rarement sous les 600 à 800 € par poste dans un coworking équivalent. L’écart paie largement un ticket de métro.
L’incubateur « Smart City » pour doper l’innovation
Mais la véritable force de ce lieu, ouvert du lundi au vendredi de 9h à 19h, réside dans sa dimension stratégique. Ce nouvel espace intègre un incubateur spécifiquement orienté vers la Smart City (ville intelligente). « L’objectif de cet espace est aussi d’en faire un lieu d’émergence de start-up, notamment dans le cadre de la démarche Smart City initiée au sein du territoire et dont fait partie Charenton », ambitionne Hervé Gicquel.
L’espace a d’ailleurs vocation à devenir un véritable écosystème en s’appuyant sur de puissants réseaux partenaires (Chambre de commerce, Business France) et sur l’animation locale. Les clubs d’entreprises locaux sont déjà dans les starting-blocks, à l’image du club Gravelle Entreprendre qui compte y organiser ses matinales et ses afterworks. Son président, Jefferson Gillot, confirme l’urgence de cette ouverture : « C’était vraiment un besoin que nous avions ici. Beaucoup de membres demandent des espaces pour travailler ».
60 % de réservations dès l’ouverture
L’accueil parle de lui-même. Le jour de l’inauguration, le 1er avril, une dizaine d’entreprises avaient déjà signé et le taux de réservation atteignait près de 60 %. Olivier Capitanio, président de PEMB, vise un remplissage complet d’ici la rentrée.
Cette demande ne surprend pas. Le coworking hors Paris répond à un besoin précis : sortir de l’isolement du télétravail sans subir les transports quotidiens vers la capitale. Et quand le lieu se trouve à deux minutes d’un métro parisien, l’équation devient redoutable.
À Villiers-sur-Marne, le maire Jacques-Alain Bénisti envisage déjà de proposer un site similaire face à sa gare. Signe que le modèle fait école : le bureau de proximité, à la bonne échelle, dans un territoire bien desservi, est en train de devenir un outil d’aménagement à part entière.
Où travailler hors de chez soi à Charenton-le-Pont ?
À Charenton-le-Pont, les options existent, même si l’offre reste plus limitée qu’à Paris intra-muros. Le choix le plus évident reste les espaces de coworking, complétés par quelques alternatives utiles selon les besoins.
Le principal spot aujourd’hui, c’est Coworking Paris Est Marne & Bois, situé rue Arthur Croquette. C’est l’option la plus accessible et la plus récente, avec des postes nomades, du Wi-Fi rapide, des salles de réunion et une vraie vie de communauté. Pour un usage quotidien, c’est clairement le meilleur compromis entre prix, confort et flexibilité.
Autre possibilité, plus premium : Wojo au Novotel Porte de Charenton, ouvert 24 h/24. L’ambiance y est plus proche d’un hôtel avec services (accueil, restauration), mais le tarif est aussi plus élevé. Cela peut dépanner pour une journée ponctuelle ou un rendez-vous professionnel.
En complément, les médiathèques de Charenton offrent une alternative gratuite et calme pour travailler quelques heures, notamment pour lire ou se concentrer. Enfin, quelques cafés avec Wi-Fi permettent de s’installer ponctuellement, surtout en semaine et en heures creuses.
En pratique, beaucoup d’actifs combinent ces options… ou élargissent légèrement leur périmètre. Avec la ligne 8, Paris reste à moins de 10 minutes, ce qui ouvre largement le champ des possibles.
Quel est le prix moyen d’un espace de coworking à Charenton-le-Pont ?
Les tarifs à Charenton-le-Pont restent globalement plus accessibles qu’à Paris, avec des écarts selon le type de lieu et le niveau de service.
Pour un poste nomade (hot desk), les prix démarrent autour de 12 à 17 € la journée dans les espaces publics comme Paris Est Marne & Bois. À l’inverse, les espaces plus premium ou hôteliers peuvent monter jusqu’à 50 € la journée, notamment chez Wojo. En moyenne, il faut compter entre 20 et 30 € par jour pour travailler dans un espace de coworking à Charenton-le-Pont.
Sur des durées plus longues, les tarifs deviennent nettement plus intéressants. Un abonnement mensuel débute autour de 230 € pour un poste flexible, un positionnement très compétitif en première couronne parisienne.
Ces prix incluent généralement l’essentiel : Wi-Fi, électricité, café et accès aux espaces communs. Un modèle qui s’inscrit pleinement dans les nouvelles pratiques du travail hybride, où l’on cherche à alterner entre domicile, bureau et lieux tiers plus flexible.