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Enky veut faire passer le bureau en mode abonnement

Aménagement » Belgique
Par Thibaut Bernardin,  publié le 25 mars 2025 à 14h19, modifié le 13 août 2025 à 11h21.
Aménagement

Espace de coworking aménagé avec Enky

Mobilier pro en leasing, financement participatif, seconde main… Enky bouscule les codes de l’ameublement B2B.

Et si on arrêtait d’acheter des meubles de bureau pour ne plus payer que leur usage ? C’est le pari d’Enky, une start-up belge qui transforme l’ameublement en service. Depuis 2020, elle propose aux entreprises des abonnements flexibles à du mobilier design, neuf ou recyclé, financé… par des investisseurs. Un modèle circulaire, économique et participatif qui fait mouche, jusqu’à séduire le Royaume-Uni.

L’usage plutôt que la propriété

Pourquoi acheter quand on peut simplement louer ? C’est la question que pose Enky depuis 2020. La start-up belge propose aux entreprises une alternative à l’achat de mobilier : un abonnement mensuel, ajustable selon la durée d’engagement. « Nos clients payent seulement l’usage du mobilier », explique Aïssa Laroussi, fondateur d’Enky, dans Le Nouvel Économiste.

Le tarif varie selon les volumes et les durées, mais comptez environ 500 à 600 euros par mois pour 50 000 euros de mobilier loué. Une option d’achat est également proposée en fin de contrat. À la clé : de la flexibilité, des économies, et moins de mobilier qui finit à la benne à la fin d’un bail.

Un mobilier durable… et remis à neuf

Pour que son modèle tienne la route, Enky mise sur la robustesse. « Le mobilier actuel est conçu pour le marché de l’achat, et nous commençons à avoir une bonne idée de ce dont nous avons besoin en termes de conception pour répondre à nos objectifs de durabilité et de circularité », explique Aïssa Laroussi à L’Éventail.

À chaque cycle, les meubles sont reconditionnés : « nettoyage, réparation, peinture, vernis… » Le mobilier peut être neuf, vintage ou seconde main. L’objectif est clair : prolonger la vie du mobilier autant que possible. Et demain, pourquoi pas un mobilier conçu sur mesure pour la location ? « Nous ne sommes pas encore à ce niveau de maturité pour envisager ce genre de diversification », reconnaît le fondateur, « mais nous sentons poindre l’envie de renforcer nos relations avec nos fournisseurs ».

Une levée de fonds à la sauce participative

Pour financer ce mobilier, Enky ne fait pas appel aux banques. Elle a créé My Enky Invest, une plateforme de crowdlending. Tout le monde peut y investir, en finançant l’achat de meubles qui seront ensuite loués. En échange : un rendement de 6 à 8,5 %.

« Nous proposons de préfinancer nos loyers en investissant dans des actifs tangibles à impact », expliquait Aïssa Laroussi à L’Éventail, en ajoutant que « le business est facile à comprendre et tangible, axé autour de nouveaux modes de consommation : une mission à laquelle nos investisseurs adhèrent largement ! »

Le succès est au rendez-vous : un premier million d’euros levé en trois mois, puis une nouvelle campagne en novembre pour accélérer sur la seconde main. Au 24 mars, 747 310 € avaient déjà été collectés, soit 75 % de l’objectif.

Racheter pour mieux relouer

Et si votre mobilier actuel pouvait vous rapporter de la trésorerie ? C’est l’idée derrière le lease-back lancé récemment par Enky. Le principe : racheter le mobilier des entreprises pour le leur relouer immédiatement. « Cela leur permettra de récupérer des liquidités jusque-là immobilisées dans le mobilier, tout en en conservant l’usage », précise Aïssa Laroussi dans Le Nouvel Économiste.

Un levier malin pour les entreprises, et un nouveau canal de croissance pour Enky, qui multiplie les solutions hybrides.

Une croissance européenne

Après deux années compliquées liées au Covid, Enky affiche une croissance de 60 % par an. Selon son fondateur, l’entreprise a déjà loué pour 6 millions d’euros de mobilier. Principalement en Belgique et en France, mais aussi en Espagne, en Suisse et désormais au Royaume-Uni.

« On sent l’intérêt du marché qui s’éveille, les choses s’accélèrent. Nous prévoyons de doubler notre chiffre d’affaires l’an prochain », assurait Aïssa Laroussi à L’Éventail. Aujourd’hui, Enky emploie une dizaine de personnes. Et semble bien décidée à faire de l’abonnement la nouvelle norme dans l’ameublement pro.

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Le Récap
  • L’usage plutôt que la propriété
  • Un mobilier durable… et remis à neuf
  • Une levée de fonds à la sauce participative
  • Racheter pour mieux relouer
  • Une croissance européenne
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