Menu
Working LifeWorking Life
Navigation : 
  • Espace de travail
  • Aménagement
  • Équipement
  • Bien-être au travail
  • Administratif
En ce moment : 
  • Chaises de bureau
  • Bureaux assis-debout
  • Casques anti-bruit

Espaces de coworking : pourquoi la fiscalité les freine ?

Administratif » Coworking
Par Thibaut Bernardin,  publié le 21 mai 2025 à 15h56, modifié le 22 mai 2025 à 11h34.
Administratif

Open Space à Flex-O Paris Haussmann - Source : Flex-O

Taxés comme des sièges sociaux, les espaces de coworking peinent à boucler leurs budgets. Une aberration que dénonce le Synaphe.

Le coworking, c’est la vitrine du travail flexible. Mais côté impôts, l’administration continue de les ranger dans la case « bureaux classiques ». Résultat : une taxe injuste qui plombe leur rentabilité. Dans Les Echos, Agnès Ramé, présidente du Synaphe, dénonce une aberration fiscale qui freine un secteur pourtant clé dans la transition du travail.

Une fiscalité qui ne colle pas à la réalité du coworking

Les espaces de coworking ne sont pas de simples bureaux. Ce sont des lieux d’échange, de services et de vie, où l’on vient travailler, certes, mais aussi créer du lien, participer à des événements, profiter d’un café ou d’un espace commun bien pensé. Bref, ce sont des « lieux de commerce, où des clients souscrivent des prestations de services incluant des équipements, de l’accueil, de la connectivité, des événements, de la restauration parfois », comme le rappelle Agnès Ramé, présidente du Synaphe.

Pourtant, ces espaces continuent d’être taxés comme des sièges sociaux. En Île-de-France particulièrement, cela signifie une lourde taxe annuelle sur les bureaux, conçue pour les grandes entreprises et leurs mètres carrés sous-utilisés. Une aberration, quand on sait que les espaces de coworking relèvent juridiquement des locaux commerciaux et non des bureaux classiques. Le Conseil d’État comme le Tribunal administratif de Paris l’ont déjà confirmé. Mais « cette reconnaissance n’est pas appliquée par l’administration fiscale », dénonce la tribune.

Un modèle économique sous pression

Dans l’imaginaire collectif, le coworking a parfois des allures de business florissant. La réalité est tout autre. « Contrairement aux idées reçues, le coworking n’est pas une activité à haute rentabilité. Les charges sont lourdes : loyers élevés, aménagements, services aux utilisateurs, coûts énergétiques », rappelle Agnès Ramé. La plupart des acteurs peinent à équilibrer leurs comptes, surtout quand s’ajoute une fiscalité pensée pour de grandes entreprises patrimoniales, pas pour des structures de services à l’économie locale.

Le problème, c’est qu’un acteur comme un hôtel peut proposer un espace de travail pour une journée ou une demi-journée… sans être soumis à cette taxe. Tandis qu’un coworking, qui offre pourtant un service équivalent ou plus complet, paie le prix fort. Résultat : une distorsion de concurrence et un frein évident au développement du secteur. « Il suffit d’un déséquilibre fiscal pour compromettre leur viabilité. »

Appliquer les règles existantes

À travers sa tribune, le Synaphe ne réclame ni passe-droit, ni régime dérogatoire. Il demande simplement que la loi soit appliquée. Que les décisions de justice soient prises en compte. Que les espaces de coworking soient reconnus pour ce qu’ils sont : des lieux de commerce et de services, pas des bureaux fermés. « Il ne s’agit pas ici de solliciter un régime d’exception ou des subventions, mais simplement de faire respecter les règles existantes. »

Le coworking n’a jamais été aussi utile : il permet aux entreprises de réduire leurs surfaces, aux salariés de travailler près de chez eux, aux territoires de retrouver un peu de dynamisme. « Le coworking est un acteur clé du travail de demain. Il favorise une économie plus flexible, plus décentralisée et plus durable. » , souligne la tribune. Il est temps que la fiscalité sorte de ses cases. Et que l’État donne à ce secteur les moyens de jouer pleinement son rôle.

Vous aimez nos contenus ?
Recevez chaque jour nos dernières publications gratuitement et directement dans votre boite mail
Recevoir la newsletter
Le Récap
  • Une fiscalité qui ne colle pas à la réalité du coworking
  • Un modèle économique sous pression
  • Appliquer les règles existantes
En savoir plus
  • Now Coworking prépare son arrivée à Grenoble
  • B’CoWorker débarque à Lyon… en passant par Saint-Priest
  • Avec ses nouveaux abonnements, myWO veut devenir le coworking le plus accessible de France
  • Mentions Légales
  • Confidentialité
  • Contact
  • Qui sommes-nous ?
  • Coworking autour de moi
  • Newsletter
© 2026 - Tous droits réservés sur les contenus du site Working Life