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Stress de la rentrée : pourquoi le retour au bureau après les vacances est si difficile

Bien-être au travail
Par Thibaut,  publié le 19 août 2025 à 15h49.
Bien-être au travail

Le blues post vacances

Près d’un salarié sur deux se sent stressé à l’idée de reprendre le travail après l’été. En cause : charge mentale, mails en retard et pression à rester connecté.

On a changé de rythme, on s’est reposé, on a (presque) déconnecté. Mais quelques jours avant la reprise, l’angoisse revient. Agenda à reprogrammer, mails à trier, rentrée scolaire à organiser pour les parents… La rentrée ne se vit pas toujours comme un nouveau départ, mais comme une épreuve à franchir.

Et ce sentiment est loin d’être marginal. Selon plusieurs enquêtes menées par le cabinet de recrutement Robert Walters en 2025, le stress post-vacances touche une majorité de professionnels européens. En France, 64 % des actifs se disent anxieux à l’idée de reprendre le travail après leurs congés, 34 % ressentent une anxiété persistante, 30 % un stress passager. En Suisse, ils sont 53 % à évoquer un stress élevé, et 23 % très anxieux. En Belgique, 47 % des salariés déclarent vivre une reprise stressante, dont 15 % de manière marquée.

Boîte mail, travail accumulé et pression invisible

Pourquoi tant de stress ? La première cause citée est presque toujours la même : une boîte mail saturée. En Suisse, comme en Belgique, plus de 45 % des professionnels pointent leur messagerie comme première source d’angoisse. Viennent ensuite la peur d’avoir raté une information importante, le retard accumulé et la mauvaise anticipation des passations.

Résultat : de nombreux salariés ne déconnectent jamais vraiment. En France, Valérie Pinardon, senior manager chez Robert Walters, observe que « nombreux sont les professionnels à avoir du mal à décrocher réellement, et à ne pas se sentir reposés lorsqu’ils reviennent au bureau ». Même constat en Suisse et en Belgique, où deux tiers des salariés consultent leurs e-mails pendant leurs congés.

La culpabilité de décrocher

Cette tension repose aussi sur un facteur plus insidieux : la culpabilité de prendre du repos. En Suisse, 71 % des salariés disent repousser leurs congés à cause d’une charge de travail élevée ou du regard de l’organisation. En Belgique, 56 % des professionnels déclarent le faire régulièrement.

« Prendre des congés signifie mettre ses projets sur pause, ce qui peut être source de stress si la reprise a mal été anticipée », explique Valérie Pinardon. Sa collègue belge, Asia Skifati, complète : « Les congés sont censés offrir une pause bien méritée – ils ne devraient en aucun cas générer plus de stress qu’avant leur départ ».

Dans certaines entreprises, le message implicite reste clair : être joignable, c’est être engagé. Et l’idée de s’absenter totalement pendant plusieurs jours est encore mal vécue, aussi bien par les collaborateurs que par leur entourage professionnel.

La fermeture estivale, une fausse bonne idée ?

Face à cette situation, les congés imposés ou les fermetures collectives peuvent apparaître comme une solution. En France, 60 % des salariés estiment que ces périodes de pause généralisées leur permettent de mieux profiter de leurs congés, sans pression ni FOMO (Fear of Missing Out). L’un des avantages mis en avant : « partir sereinement en vacances, sans s’inquiéter de ce qui pourrait arriver pendant son absence, et sans recevoir de mails d’autres collaborateurs », explique Valérie Pinardon.

Mais ces pratiques ne font pas l’unanimité. En Suisse, seulement 10 % des salariés soutiennent vraiment le principe de fermeture collective. En Belgique, ils sont à peine 16 %. Et pour cause : 39 % des salariés français interrogés aimeraient plus de flexibilité sur la gestion de leurs congés. Certains regrettent des fermetures trop longues ou imposées en haute saison, d’autres souhaiteraient pouvoir adapter leur pause à leur charge de travail ou à leur vie personnelle. Bref, si l’idée séduit pour sa capacité à “arrêter le temps”, elle ne correspond pas à tous les secteurs, ni à toutes les cultures d’entreprise.

La rentrée n’est pas seulement une question d’agenda ou de mails en retard. Elle interroge plus largement notre rapport au travail, à la déconnexion et à la place qu’on accorde (ou non) au repos dans nos organisations. Le stress post-vacances ne devrait pas être la norme. Si les congés sont là pour recharger les batteries, encore faut-il leur en laisser le temps et l’espace. Repenser la manière dont on revient au bureau, c’est aussi repenser la manière dont on y vit, au quotidien.

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