B’CoWorker débarque à Lyon… en passant par Saint-Priest

Thibaut Bernardin
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Thibaut Bernardin est le fondateur et directeur de la publication de Working Life. Il analyse les évolutions du coworking, de l’immobilier tertiaire et des nouvelles organisations...
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L'espace de coworking B'CoWorker de Saint-Priest

B’CoWorker ouvre un nouvel espace de coworking à Saint-Priest, dans l’est lyonnais. Un site de 563 m² qui marque l’arrivée de la marque en Auvergne-Rhône-Alpes.

Quand on parle coworking à Lyon, on pense souvent Presqu’île, Part-Dieu ou Confluence. B’CoWorker a choisi une autre porte d’entrée. Début janvier 2026, l’opérateur a ouvert son premier espace lyonnais à Saint-Priest, dans l’est de la métropole. Un choix révélateur de l’évolution du bureau flexible, mais aussi de la stratégie d’un acteur en pleine phase d’expansion.

Lyon, premier marché régional du bureau flexible… encore loin du plafond

Lyon est aujourd’hui le premier marché du bureau flexible hors Paris. Près de 74 000 m² d’espaces flexibles y sont déjà exploités selon Cushman & Wakefield. Pourtant, ces surfaces ne représentent qu’un peu plus de 3 % du parc tertiaire lyonnais. À titre de comparaison, la part du bureau flexible atteint près de 7 % à Bordeaux, autour de 6 % à Paris et environ 5 % à Toulouse.

Autrement dit, le marché lyonnais est déjà structuré, avec une offre très concentrée dans le centre-ville, mais avec un potentiel de développement encore important.

« B’CoWorker est un spécialiste des périphéries de ville et nous avons choisi de nous implanter dans l’est lyonnais où le dynamisme économique est fort, où la demande des entreprises est importante et où la concurrence est peu présente », explique Agnès Ramé, directrice générale de la marque, à nos confrères de Tout Lyon.

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À Saint-Priest, un nouvel espace de coworking de 563 m²

Le nouveau site a ouvert début janvier au 97 allée Alexandre Borodine, au cœur du parc technologique de Saint-Priest. Un secteur qui comprend de nombreuses entreprises, facilement accessible depuis la rocade Est, les autoroutes A43 et A46, desservi par les transports en commun et situé à une quinzaine de minutes de l’aéroport Lyon–Saint-Exupéry. Le centre dispose également d’un parking, un critère loin d’être secondaire dans cette zone de la métropole lyonnaise.

Sur 563 m², l’espace propose 23 bureaux privatifs de 5 à 33 m², un open space, une salle de réunion équipée et des espaces communs avec des tarifs annoncés à partir de 400 € / mois tout compris. L’accès est autonome 24h/7j via l’application B’CoWorker. À l’ouverture, le taux d’occupation atteignait déjà 25 %, avec de nombreuses demandes en cours selon les propos d’Agnès Ramé relayés dans Tout Lyon.

B’CoWorker mise sur les régions

Marque de coworking du Groupe FSDV (ex-Groupe BMG), B’CoWorker s’appuie sur un modèle de propriétaire-exploitant. L’entreprise privilégie des implantations pérennes, majoritairement dans des immeubles détenus par sa maison mère et développe en parallèle une offre de bureaux opérés destinée aux entreprises qui souhaitent de la flexibilité sans engagement lourd.

Lancée opérationnellement en 2020, la marque compte aujourd’hui 23 centres et près de 25 000 m² exploités en France. Selon Ubiqdata 2025, elle se classe au 15ᵉ rang des opérateurs français en surface. Son développement repose sur un maillage progressif des territoires, avec une attention particulière portée aux zones d’activités et aux métropoles régionales.

Après Lyon, un déploiement régional déjà dans les tuyaux

Avec cette première implantation à Saint-Priest, B’CoWorker pose un premier jalon en Auvergne–Rhône-Alpes, sans en faire un coup isolé. L’opérateur affiche déjà son intention d’ouvrir un deuxième site en périphérie lyonnaise, avec un intérêt particulier pour l’ouest de la métropole. À plus long terme, Grenoble et Clermont-Ferrand figurent également dans la feuille de route, avec des horizons évoqués à 2027 ou 2028.

Ce mouvement s’inscrit dans une dynamique plus large à l’échelle nationale. De nouvelles implantations sont déjà prévues à Bordeaux et à Lille, tandis que le site d’Angers devrait s’agrandir. Une trajectoire cohérente avec la stratégie du groupe. Avancer par étapes, renforcer les territoires où la demande est bien identifiée et accompagner la montée en puissance du bureau flexible là où il reste encore sous-représenté au regard du poids économique des régions.

Le maillage B’CoWorker en France en 2026

En cinq ans, B’CoWorker a construit un réseau de 23 centres, avec un maillage volontairement régional, majoritairement implanté en périphérie des grandes villes.

  • Ouest (9 sites) : Angers (Orgemont, Trélazé), Nantes (Chantrerie 1-3, Chantrerie 5, Porte de la Chapelle), Poitiers (Gare, Parc des Expos), Rennes (Bruz), Le Mans.
  • Est / Nord (10 sites) : Strasbourg (Schiltigheim, Entzheim), Nancy (Skyline, Villers-lès-Nancy), Lille (Lambersart, Roubaix), Metz, Dijon, Élancourt, Saint-Priest.
  • Sud (4 sites) : Bordeaux (Mérignac, Pessac), Sophia Antipolis, Vitrolles.
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Thibaut Bernardin est le fondateur et directeur de la publication de Working Life. Il analyse les évolutions du coworking, de l’immobilier tertiaire et des nouvelles organisations du travail à travers enquêtes, interviews et tests d’équipements pour le bureau.