Le distributeur élargit sa gamme circulaire pour répondre à une demande pro en forte hausse.
Le carton plein des meubles des Jeux de Paris 2024 n’était qu’un début. Lyreco confirme son ambition sur le marché du mobilier de seconde main avec une gamme élargie et livrable dès le lendemain. Objectif : devenir le réflexe circulaire des pros qui veulent s’équiper mieux, moins cher… et sans mauvaise surprise.
L’héritage des Jeux, version circulaire
Quand Lyreco s’est engagé comme supporteur officiel des JO de Paris 2024, l’enjeu n’était pas seulement sportif. Le distributeur y voyait aussi une opportunité de tester, à grande échelle, le potentiel du mobilier reconditionné. Résultat : en quelques mois, 40 % du stock issu des sites olympiques a été vendu, avec des pics à 60 % sur certaines catégories comme les chaises. Une vraie rampe de lancement pour une offre encore naissante dans le B2B.
Il faut dire que les volumes étaient inédits. Sur 170 sites olympiques et paralympiques, Lyreco avait fourni pas moins de 42 000 chaises, 10 000 tables, 6 000 étagères et 3 000 caissons. Près de 95 % de ce mobilier a été récupéré, puis reconditionné, contrôlé et remis en vente. Un travail logistique colossal, assumé en interne grâce à un modèle intégré qui fait aujourd’hui la différence.
Le succès a dépassé les attentes, porté par un storytelling malin : chaque pièce peut recevoir une plaque “En 2024, j’y étais”. Mais surtout par une logistique bien huilée. Du tri à la remise en état, jusqu’à la commande sur le site lyreco.fr avec livraison dès J+1, tout a été pensé pour que la seconde main devienne un réflexe, pas une contrainte. Et c’est bien cette fluidité qui convainc aujourd’hui les pros.
Reconditionné, mais pas bricolé
Ce que Lyreco veut installer avec cette nouvelle gamme, ce n’est pas une offre opportuniste. C’est un véritable standard de marché. Et pour y parvenir, l’enjeu, c’est la confiance. Fini l’image du meuble rafistolé ou du bureau bancal. Ici, chaque produit passe par un processus de remise en état rigoureux, avec un sourcing identifié, un contrôle qualité interne et un SAV digne de ce nom.
Dans un marché encore balbutiant (la part du mobilier reconditionné représentait à peine 1,4 % des ventes B2B en 2023 selon l’Ameublement Français, et pourrait atteindre 2,5 % en 2025) Lyreco fait figure d’exception. L’objectif ? Apporter de la lisibilité là où le réemploi reste souvent perçu comme instable, ponctuel, voire risqué.
L’offre compte aujourd’hui une vingtaine de références reconditionnées : fauteuils d’accueil, bureaux, armoires, rangements ou encore sièges de travail. Une gamme alimentée par les déménagements clients, les programmes de test ou les surplus logistiques. Elle évolue en continu, mais avec une promesse claire : : « La réussite de cette offre repose avant tout sur le prix et la fiabilité », explique Sébastien Melot, chargé de mission mobilier chez Lyreco France. Des produits pro, fiables et disponibles, à des prix jusqu’à 50 % inférieurs au neuf, voilà des arguments plutôt convaincants.

Un modèle à grande échelle
Si Lyreco parvient à tirer son épingle du jeu, ce n’est pas seulement grâce aux volumes ou à la qualité des produits. C’est aussi, et surtout, grâce à sa force logistique. Contrairement à la majorité des acteurs du mobilier reconditionné, souvent positionnés sur l’ultralocal ou le sur-mesure, le distributeur peut livrer partout en France dès le lendemain, en mutualisant les tournées avec les autres commandes.
C’est là que le modèle intégré de Lyreco fait la différence. Pas de rupture de chaîne, pas d’intermédiaires à rallonge, pas de frais de transport disproportionnés par rapport au prix du produit. La seconde main est traitée comme le reste du catalogue, avec les mêmes standards de livraison, de disponibilité et de service client.
Résultat : les entreprises peuvent s’équiper en mobilier circulaire sans changer leurs habitudes d’achat. En simplifiant au maximum le parcours, Lyreco transforme ce qui pouvait encore sembler contraignant en une solution simple, rapide et rassurante. Le neuf n’a plus le monopole du confort logistique.
De la niche à la norme ?
Ce qui a commencé comme une expérimentation post-JO devient aujourd’hui un véritable pilier de la stratégie de Lyreco. L’entreprise ne cache pas ses ambitions : faire de la seconde main jusqu’à 15 % de son chiffre d’affaires mobilier d’ici 2035. Et la dynamique actuelle semble lui donner raison.
Déjà, de nombreux clients préparent des refontes complètes de plateaux de bureaux pour 2025, séduits par la possibilité d’agencer des espaces entiers avec du mobilier reconditionné, homogène, fiable et immédiatement disponible. Une offre qui coche les cases RSE, économiques et opérationnelles en une seule commande.
Lyreco accompagne cette montée en puissance avec des services complémentaires : collecte de mobilier, vidage de locaux, curage, pour boucler la boucle du réemploi. Et surtout, une volonté assumée de devenir un acteur référent du mobilier pro circulaire en France. Pas pour faire joli dans un rapport RSE, mais pour installer une nouvelle norme dans les espaces de travail.