Quelques mois après avoir annoncé l’arrivée d’OpenOffice en Europe, IWG déploie discrètement sa nouvelle enseigne en France. Une première adresse de 500 m² vient d’ouvrir à Villeneuve-d’Ascq, près de Lille.
En avril dernier, nous terminions notre article consacré à l’arrivée d’OpenOffice en Europe par une question : « À quand une arrivée d’OpenOffice sur le marché français ? » La réponse n’aura finalement pas tardé. International Workplace Group (IWG), la maison mère de Regus, Spaces, HQ ou encore Signature, vient d’inaugurer un premier OpenOffice à Villeneuve-d’Ascq, dans la métropole lilloise. L’ouverture a été révélée début septembre par La Gazette, en même temps que celle d’un nouveau Regus dans le Parc scientifique de la Haute Borne.
Une implantation encore très discrète : IWG n’a, à notre connaissance, pas communiqué nationalement sur le lancement de sa nouvelle enseigne en France. Sollicité par Working Life, le groupe ne nous avait pas encore répondu au moment de publier cet article.
Un premier OpenOffice français de 500 m² à Villeneuve-d’Ascq
Baptisé OpenOffice Valmy, le nouveau centre est installé boulevard de Valmy à Villeneuve-d’Ascq, à proximité du centre commercial V2. Selon l’annonce publiée par JLL, qui commercialise les espaces, le site développe 500 m² et environ 67 postes de travail. Les surfaces sont proposées à partir de 6 m².
L’emplacement profite d’un environnement particulièrement dense, entre commerces, restaurants, bureaux et grands équipements de la métropole lilloise. Les annonces diffusées pour le centre mettent également en avant la proximité de l’Université de Lille, de Centrale Lille et plus largement de l’écosystème scientifique et technologique de Villeneuve-d’Ascq.
Les travaux viennent par ailleurs tout juste de s’achever. L’agence d’aménagement graine d’espace, qui a participé au chantier, annonçait récemment sur LinkedIn la livraison du « plateau de coworking » après plusieurs semaines de travaux.

Pour le moment, difficile en revanche d’en savoir beaucoup plus sur la configuration exacte du lieu et surtout sur son fonctionnement. Les annonces commerciales font état de bureaux privatifs, d’espaces de coworking et de salles de réunion. IWG n’a toutefois pas encore détaillé publiquement les spécificités de ce premier OpenOffice français, notamment la manière dont le principe de libre-service et de digitalisation propre à l’enseigne sera décliné à Villeneuve-d’Ascq.
OpenOffice, le coworking version libre-service d’IWG
Cette ouverture est surtout intéressante par la marque choisie. Car IWG disposait déjà de plusieurs enseignes pour couvrir pratiquement tous les segments du marché : Signature sur le premium, Spaces sur des espaces plus design et communautaires, Regus comme marque historique généraliste ou encore HQ avec une approche plus sobre et accessible.
OpenOffice pousse cette logique de rationalisation un cran plus loin. L’enseigne, développée historiquement au Japon et en Corée, repose sur des espaces plus compacts et surtout largement automatisés. IWG la définit lui-même comme un environnement de bureaux « self-service » pensé pour la productivité. Fait assez révélateur de la rapidité du déploiement actuel : le site institutionnel du groupe présente encore aujourd’hui OpenOffice comme une marque exclusivement implantée au Japon et en Corée.
En Belgique, où une implantation de 200 m² a été annoncée à Anvers, le concept dévoilé par IWG mise sur l’essentiel : bureaux privatifs, coworking, salles de réunion et petit espace commun. Surtout, l’expérience doit être largement digitalisée, de la réservation jusqu’à l’accès aux locaux. Reste désormais à savoir jusqu’où cette logique sera appliquée à Villeneuve-d’Ascq.
Une nouvelle marque qu’IWG pourrait multiplier en France ?
C’est surtout la suite qui mérite d’être surveillée. L’ouverture de Villeneuve-d’Ascq montre qu’OpenOffice n’est plus seulement une expérimentation asiatique ou belge. IWG semble désormais prêt à utiliser la marque sur le marché français.
Et le concept colle plutôt bien à la stratégie actuelle du groupe. IWG multiplie les marques et les formats pour pouvoir s’adapter à des immeubles, des marchés et des niveaux de demande très différents. Le groupe explique lui-même pouvoir associer à chaque actif immobilier la marque et la configuration les plus adaptées.
Dans cette course au maillage territorial, un format plus petit, digitalisé et potentiellement moins coûteux à exploiter pourrait ouvrir de nouvelles possibilités : des surfaces sur lesquelles un Spaces ou même un Regus classique seraient difficiles à rentabiliser.
Villeneuve-d’Ascq sera-t-il un simple test ou le début d’un véritable réseau OpenOffice français ? Pour l’instant, IWG ne dévoile pas ses plans. Mais quatre mois après nous être demandé quand OpenOffice arriverait en France, la première pièce du puzzle est désormais posée.