BOPE Paris : 2 200 m² de bureaux opérés entre Gare de l’Est et Gare du Nord

Thibaut Bernardin
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Thibaut Bernardin
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Thibaut Bernardin est le fondateur et directeur de la publication de Working Life. Il analyse les évolutions du coworking, de l’immobilier tertiaire et des nouvelles organisations...
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BOPE Paris

C’est là que tout a commencé. Dans l’ancien siège de l’Argus, BOPE a inventé son modèle. Trois ans plus tard, l’espace affiche complet et s’apprête à s’agrandir.

On ne choisit pas par hasard le lieu où l’on ouvre son tout premier espace. Pour BOPE, ce lieu, c’est le 13 rue des Petits Hôtels, dans le 10e arrondissement de Paris. Un immeuble central, entre Gare de l’Est et Gare du Nord, qui n’a pas toujours été un espace de bureaux partagés. Pendant des années, il a abrité le siège du groupe Argus. Alors quand Alexandrine Breton des Loys et Jean-Pierre Gauthier, les anciens dirigeants du média automobile, ont tourné la page et décidé de lancer une nouvelle activité, ils n’ont pas eu à chercher bien loin. L’adresse, ils la connaissent par cœur. Et c’est ici que l’histoire de BOPE commence.

Un lieu chargé d’histoire, transformé de fond en comble

« Le bâtiment nous appartenait encore, on le connaissait par cœur », résume Romain Démonté, directeur commercial de BOPE. « C’était une évidence de commencer ici, en transformant cet ancien siège en espace de travail moderne, simple et efficace. » Pas besoin de convaincre un propriétaire, ni d’attendre un bail. Le projet démarre vite. Mais sans improvisation. Car ce lieu fondateur devait incarner l’ADN de BOPE : une offre de bureaux opérés premium, pensés pour les entreprises, avec du service, de la flexibilité, et surtout… une vraie personnalité. Loin des chaînes de coworking aseptisées.

Le chantier est à la hauteur de l’ambition. On ne parle pas ici d’un simple coup de neuf. L’immeuble est entièrement restructuré, tout en gardant son caractère. Les poutres métalliques rivetées ont été conservées, les volumes retravaillés, les sols refaits en chevrons, les murs ouverts vers la lumière. Et le résultat saute aux yeux : les plateaux sont grands, lumineux, calmes. On respire.

Sur 2 200 m², BOPE Paris propose 200 postes de travail répartis sur plusieurs niveaux. Chaque étage est privatisé pour une entreprise, avec des espaces modulables, des salles de réunion, des phonebox grand format, des coins informels pour s’isoler, se retrouver, ou simplement souffler. L’ensemble est complété par 5 salles de réunion allant jusqu’à 50 places, un espace détente généreux sous verrière, une salle de sport, un coin sieste, et un jardin intérieur. Pas juste un espace de travail, mais un lieu de vie.

Et parce que le lieu affiche complet depuis plus d’un an, une extension est en préparation : 500 m² supplémentaires vont ouvrir juste à côté, au 11 rue des Petits Hôtels, ajoutant 70 postes. De quoi répondre à une demande qui ne faiblit pas, sans renier la qualité.

Le bureau comme à l’hôtel, sans logo ni routine

Ce premier espace a fixé les fondamentaux du modèle BOPE : un bureau comme à l’hôtel. Pas dans le style, mais dans l’expérience. « Ce qui est standardisé, c’est la qualité de service, pas l’esthétique », insiste Romain Démonté. « On veut que chaque entreprise puisse s’approprier les lieux, sans avoir l’impression d’être dans une chaîne. » Tout est compris : ménage, café à grain, Internet haut débit, salles de réunion équipées, accueil sur site, accès 24/7. Mais tout est aussi pensé pour ne pas formater l’usage. Chaque entreprise a son espace. Personne ne partage ses mètres carrés. L’ambiance est calme, feutrée, professionnelle. Pas de musique d’ambiance, pas de toboggan. Et surtout, pas de logo BOPE partout sur les murs. L’entreprise est ici chez elle, pas en colocation.

Cette exigence de service, BOPE l’a poussée jusque dans les profils recrutés. Les assistants sur site viennent du monde de l’hôtellerie. Ils sont là pour accompagner, pas simplement pour gérer. Le confort est réel. Et le modèle économique, lui, reste clair : à environ 700 € par poste et par mois, l’offre se positionne sur du clé en main haut de gamme, avec des tarifs ajustés selon la surface, l’engagement, les options.

Un manifeste plus qu’un modèle

BOPE Paris est plus qu’un premier site. C’est un manifeste. L’endroit où tout s’est joué. L’endroit où l’équipe a testé, affiné, ajusté son approche. « Paris n’est pas un flagship, c’est notre socle », confie Romain Démonté. « On ne cherche pas à dupliquer un concept. L’idée, c’est vraiment de faire des lieux qui ont une âme. »

Et trois ans après, rien n’a changé : le lieu fonctionne, l’espace vit, les bureaux sont pleins. Mieux : c’est ici que se mesure la pertinence du modèle. Pas besoin d’une adresse prestigieuse pour créer un lieu fort. Ce qui compte, c’est l’adéquation entre l’espace, les usages, et les besoins réels des entreprises.

Depuis, BOPE a ouvert à Nantes, dans un immeuble neuf avec rooftop, puis lancé deux projets à Bordeaux, dont une ancienne église. Mais c’est à Paris que le ton a été donné : des lieux atypiques, réhabilités avec soin, pensés pour durer. Et surtout, une promesse tenue : faire du bureau un service et de chaque adresse une expérience.

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Thibaut Bernardin est le fondateur et directeur de la publication de Working Life. Il analyse les évolutions du coworking, de l’immobilier tertiaire et des nouvelles organisations du travail à travers enquêtes, interviews et tests d’équipements pour le bureau.