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10 réflexes pour prolonger l’effet vacances… même au bureau

Bien-être au travail
Par Thibaut,  publié le 25 août 2025 à 9h08.
Bien-être au travail

Le retour au travail ne doit pas forcément rimer avec blues de rentrée, boîte mail en feu et nostalgie des mojitos. Voici quelques idées simples pour ne pas replonger trop vite et garder un peu de vacances avec soi.

Le retour de vacances ne se fait pas toujours avec entrain. Certains le vivent comme un soulagement, d’autres comme une petite déprime. Pas de pathologie ici, mais un phénomène connu : le post-vacation blues. Une baisse de motivation passagère, parfois accompagnée d’un sentiment de décrochage ou d’ennui, qui concerne chaque année une majorité de salariés. Et ce, même lorsqu’ils apprécient leur métier.

Selon le cabinet Robert Walters, plus d’un professionnel sur deux en France, en Belgique ou en Suisse ressent du stress, voire de l’anxiété, au retour de vacances. Harvard Business Review parle de « paradoxe post-vacances » : ce moment où l’on s’attend à revenir rechargé… mais où l’on se sent au contraire vidé, déboussolé, à côté de soi. Le bon réflexe ? Accompagner cette transition, sans la nier ni la minimiser. Voici dix idées concrètes pour prolonger l’effet des vacances au bureau sans se mentir, ni se forcer.

1. Revenir au bureau en douceur

Rien ne sert de se précipiter. Reprendre un lundi à 9h, enchaîner les réunions et ouvrir deux semaines de mails d’un coup n’a jamais été une méthode recommandée. Si le contexte le permet, prévoir un retour un mardi ou un mercredi offre un meilleur atterrissage. Pour la psychologue Tessa West (NYU), revenir de vacances constitue un véritable choc pour le système : « Nos corps et nos esprits résistent aux changements de rythme trop brusques. » D’où l’intérêt d’intégrer une forme de sas, même symbolique, pour éviter un décrochage immédiat.

Cela suppose également d’éviter, autant que possible, les rendez-vous stratégiques ou les deadlines importantes dès le premier jour. Consacrer cette journée à trier, se réorganiser, reprendre contact avec les équipes permet de se remettre dans le flux sans se sentir noyé. Dans une étude suisse, 66 % des salariés affirment consulter leurs e-mails pendant leurs congés pour limiter cette surcharge. À défaut, mieux vaut accepter que le retour se prépare… même après les vacances.

2. Commencer par des tâches simples et motivantes

Le réflexe de vouloir “rattraper” le retard en s’attaquant à un gros dossier dès la première matinée est fréquent… mais rarement payant. La psychologue Tessa West (NYU) prévient : se confronter d’entrée à une source de stress intense risque de plomber toute la dynamique de reprise. À l’inverse, démarrer par des tâches rapides, maîtrisées et motivantes crée un élan positif. C’est une manière concrète de se remettre en mouvement.

Ces premières tâches peuvent être opérationnelles (répondre à quelques mails faciles), relationnelles (reprendre contact avec un collègue), ou créatives (préparer une note, une idée, un brief). Peu importe, tant que cela génère un premier “check” dans la journée. Ayelet Fishbach (Université de Chicago) insiste : commencer par ce que l’on maîtrise, c’est reconstruire une dynamique de confiance, essentielle pour éviter le sentiment d’éparpillement.

3. Garder un morceau de vacances dans son quotidien

Ramener un détail de ses vacances au bureau n’a rien d’anecdotique. Un café matinal en terrasse, une playlist estivale, une touche de couleur dans la tenue… Ces petits gestes participent à adoucir la reprise. Le cerveau fonctionne par associations : recréer un environnement partiellement familier, même sur un détail sensoriel, facilite la transition. La psychologue Tessa West recommande de soigner cette phase de réintégration, notamment en intégrant des éléments personnels et apaisants qui prolongent l’effet des vacances.

Cela ne nuit en rien à la concentration ni à l’efficacité. Au contraire, cela contribue à maintenir un état émotionnel plus stable. Une ambiance musicale, un fond d’écran apaisant ou un carnet de notes ramené de voyage peuvent suffire à rappeler ce que les vacances apportent sans quitter son poste. Ces micro-ancrages aident à ne pas rompre brutalement le lien entre temps personnel et univers professionnel.

4. Protéger son agenda les premiers jours

Le retour au travail donne souvent envie de tout faire en même temps. Mais remplir l’agenda à ras bord dès la première semaine est rarement efficace. Une reprise réussie commence par une bonne gestion du temps : laisser des plages vides, refuser les réunions inutiles, repousser ce qui peut l’être. Ce n’est pas faire preuve de paresse, c’est préserver sa capacité d’attention. À défaut, le risque est de compresser les temps de respiration, ce qui alimente fatigue et agacement dès les premiers jours.

Cette stratégie est particulièrement utile si la boîte mail déborde ou si plusieurs chantiers attendent. Mieux vaut prendre le temps de trier, d’établir des priorités, et de remettre de l’ordre dans les dossiers en suspens. Même si tout semble urgent, tout n’est pas indispensable. Les premiers jours doivent servir à se réinstaller dans son rythme de travail, pas à compenser une absence. Laisser de la marge dans l’agenda, c’est aussi s’offrir une meilleure qualité de présence.

Organisation d’une réunion à distance

5. Se reconnecter à ce que l’on aime dans son travail

Il n’est pas toujours évident de retrouver l’envie de se lever pour aller travailler après plusieurs semaines d’un rythme plus libre. Pourtant, derrière la routine, il y a souvent des aspects du travail que l’on apprécie réellement. Un contact client stimulant, une mission valorisante, un projet porteur de sens… La motivation revient plus vite lorsqu’on se reconnecte à ce qui nous attire dans nos tâches, même si ce n’est qu’une partie de ce que l’on fait.

Selon Ayelet Fishbach, chercheuse à l’université de Chicago, l’intrinsèque motivation — ce qui est fait par goût, par intérêt ou pour son impact positif — joue un rôle clé dans la satisfaction au travail. Se rappeler pourquoi on a choisi ce poste, ce secteur ou cette équipe peut aider à mieux vivre le retour. Il ne s’agit pas de nier les contraintes, mais de redonner de la place à ce qui fait sens. En ciblant ces activités dans les premiers jours, on relance l’élan sans forcer.

6. Accepter de ne pas tout rattraper d’un coup

L’un des plus grands pièges du retour au bureau est de vouloir retrouver immédiatement un niveau de contrôle absolu. Boîte mail, messages internes, projets en attente… L’envie de tout traiter rapidement peut mener à un état de surchauffe dès le jour 2. Mieux vaut assumer que certains sujets attendront. La surcharge d’informations, si elle n’est pas filtrée, devient un stress en soi. Hiérarchiser, classer, reporter… ce sont des outils de survie professionnelle.

Ce réflexe est d’autant plus tentant dans les cultures d’entreprise où la réactivité est survalorisée. Mais une réponse rapide n’est pas toujours une réponse utile. Poser un cadre à sa reprise, c’est aussi affirmer ses limites. Les collègues et interlocuteurs savent que la rentrée est dense pour tout le monde. Personne n’attend une performance parfaite dès la première semaine. Ce que l’on attend, c’est une reprise saine, réaliste, et surtout durable.

7. Reprendre contact avec ses collègues (sans se précipiter)

Rien ne relance la dynamique plus efficacement qu’un bon échange autour d’un café ou d’un déjeuner. Reprendre contact avec l’équipe, retrouver les discussions informelles, se mettre à jour des petits et grands événements survenus pendant l’absence… ces moments de lien contribuent à réintégrer son environnement professionnel en douceur. Ils aident à sortir de l’isolement post-vacances, souvent renforcé par une reprise en télétravail ou en open space silencieux.

Mais inutile de forcer. Revenir n’implique pas d’assister à toutes les réunions ou de relancer tous les projets collectifs dès le premier jour. Mieux vaut cibler quelques personnes-clés, prendre le temps d’échanger de manière authentique, et laisser les relations se réinstaller naturellement. Cette reprise relationnelle est précieuse pour se remettre dans le rythme… à condition de respecter son propre tempo.

Au bureau, certains sujets sont à privilégier, d’autres à éviter

8. Préserver des moments pour soi dans la journée

Reprendre le travail ne signifie pas renoncer à tout moment personnel. Au contraire, intégrer des pauses choisies dans sa journée permet d’éviter une reprise en apnée. Marcher dix minutes entre deux réunions, déjeuner loin de son écran, faire une vraie coupure l’après-midi : ces respirations sont essentielles pour tenir dans la durée. Surtout si le rythme s’intensifie rapidement, comme c’est souvent le cas à la rentrée.

Ces moments ne sont pas un luxe, mais un levier de performance. Ils permettent de recharger l’attention, de prendre du recul, d’éviter la surcharge mentale. Beaucoup de salariés les négligent au nom de la productivité. Or, comme le montre régulièrement la littérature sur la gestion du stress, la récupération active est un facteur clé de régulation émotionnelle. Ce n’est pas parce que les vacances sont terminées qu’il faut oublier le besoin de pauses.

9. Ne pas tout accepter trop vite

La rentrée est souvent marquée par une avalanche de sollicitations : nouveaux projets, comités, urgences, relances… Dans ce flot, il est tentant de dire oui à tout, pour montrer que l’on est de retour, impliqué, réactif. Mais attention à ne pas s’engager trop vite sur trop de fronts. Accepter sans filtrer, c’est prendre le risque d’un embouteillage mental, et d’une fatigue inutile dès la deuxième semaine.

Certaines personnes, note la psychologue Tessa West, vivent une forme de FOMO à la reprise : « Elles craignent de devenir invisibles en rentrant de vacances et se surengagent pour prouver qu’elles sont toujours présentes ». Le résultat ? Trop de tâches, trop peu de stratégie, et une exposition inutile à la surcharge. Mieux vaut prendre le temps d’évaluer ce qui compte, ce qui peut attendre, et ce qui ne mérite pas d’être accepté. Reprendre, ce n’est pas se disperser. C’est choisir où remettre de l’énergie.

10. Et si le blues ne passe pas, il faut se poser les bonnes questions

Dans certains cas, le blues ne passe pas. Même après une semaine, deux semaines, la motivation ne revient pas, l’envie n’est pas là, et chaque jour semble plus lourd que le précédent. Ce n’est peut-être pas juste une phase. Les vacances offrent parfois un effet miroir : en s’éloignant du quotidien, on réalise que certains éléments ne conviennent plus, qu’un désalignement plus profond s’est installé. Ce n’est pas toujours une crise… mais c’est souvent un signal.

La chercheuse Ayelet Fishbach (Université de Chicago) est claire : « Si vous êtes toujours mal quelques semaines après, c’est peut-être que ce n’est pas le bon job ». Tessa West ajoute que les congés peuvent amplifier une ambivalence déjà présente : « On réalise parfois qu’on aime encore son travail, mais que lui ne nous le rend plus ». Plutôt que d’ignorer ces signaux, mieux vaut les accueillir avec lucidité. La rentrée n’est pas qu’un retour, elle peut aussi marquer un tournant.

Bref, bas besoin d’effacer les vacances pour bien reprendre : il suffit parfois de ralentir un peu, de choisir ses priorités, et de préserver ce qui nous fait du bien. On vous souhaite une belle rentrée, en douceur et à votre rythme 😉

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Le Récap
  • 1. Revenir au bureau en douceur
  • 2. Commencer par des tâches simples et motivantes
  • 3. Garder un morceau de vacances dans son quotidien
  • 4. Protéger son agenda les premiers jours
  • 5. Se reconnecter à ce que l’on aime dans son travail
  • 6. Accepter de ne pas tout rattraper d’un coup
  • 7. Reprendre contact avec ses collègues (sans se précipiter)
  • 8. Préserver des moments pour soi dans la journée
  • 9. Ne pas tout accepter trop vite
  • 10. Et si le blues ne passe pas, il faut se poser les bonnes questions
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