Moins d’arrêts maladie, moins de stress, plus de bien-être : le travail hybride ferait aussi du bien au corps et à la tête.
Une nouvelle étude d’IWG vient confirmer ce que beaucoup ressentent déjà : depuis qu’ils travaillent de manière hybride, les salariés vont mieux. Moins malades, moins stressés, plus attentifs à leur santé… Le modèle hybride ne se contente pas d’être bon pour l’équilibre vie pro/vie perso, il aurait aussi un impact concret sur la forme physique et mentale. Et les chiffres sont là pour le prouver.
Moins de malades, plus de bien-être
IWG ne parle pas ici d’intuition, mais de données solides. Selon leur étude menée en février 2025 auprès de 4 000 professionnels, 36 % des travailleurs hybrides affirment tomber moins souvent malades. La réduction des trajets, la souplesse dans l’organisation, une meilleure récupération physique : tout cela contribue à diminuer les arrêts maladie.

Un constat qui s’inscrit dans une tendance déjà observée : en septembre dernier, une autre étude signée IWG révélait que 80 % des personnes interrogées déclaraient une nette amélioration de leur bien-être général grâce à la flexibilité. Et 68 % parlaient déjà d’une meilleure santé physique.
Une meilleure gestion de sa santé au quotidien
Travailler à distance quelques jours par semaine libère aussi du temps pour prendre soin de soi. Cette étude d’IWG révèle que 74 % des salariés profitent de leur emploi du temps plus souple pour réaliser des examens médicaux ou des bilans de santé qu’ils reportaient jusque-là.
Le Dr Sara Kayat, médecin généraliste à Londres et chroniqueuse santé bien connue à la télévision britannique, résume bien cette évolution : « En réduisant la fatigue liée aux trajets quotidiens, les adeptes du modèle hybride ont un meilleur contrôle de leurs problèmes de santé existants, accèdent plus facilement aux soins préventifs et réduisent leur stress. »
Ce n’est pas un détail. En septembre déjà, les personnes interrogées disaient mieux dormir, pratiquer plus d’activité physique (4,7 heures par semaine en moyenne, contre 3,4 avant la pandémie) et adopter une alimentation plus saine. Autant d’effets positifs qui s’inscrivent dans le temps.
Le stress ? Moins présent quand on évite les embouteillages
C’est l’un des leviers les plus puissants du modèle hybride : l’abandon du trajet quotidien. 80 % des personnes interrogées estiment que la réduction des déplacements est un facteur clé pour limiter leur stress et leur anxiété.

Ce que confirmait déjà une précédente enquête d’IWG : 69 % des salariés refusaient un poste impliquant un long trajet quotidien. Et ils ne sont pas les seuls à le dire. Une étude récente de Sharvy, spécialisée dans la gestion intelligente des parkings, révélait que 36 % des collaborateurs arrivent régulièrement en retard à cause des bouchons ou de l’absence de places de stationnement. Le stress commence souvent… dès le matin.
Un enjeu de santé publique… et de performance
Moins d’absentéisme, moins de burn-out, plus d’engagement : le lien entre bien-être et performance est désormais bien établi. 75 % des PDG interrogés par Censuswide estiment que le travail hybride a amélioré la productivité. Et 77 % constatent une meilleure implication de leurs équipes.
Ces données résonnent avec les précédents enseignements publiés en octobre dernier : 76 % des professionnels déclaraient avoir réduit leurs dépenses grâce au modèle hybride, ce qui contribue aussi à leur équilibre mental. Moins de stress financier, plus de liberté : tout cela finit par se voir dans les résultats.
Mark Dixon, PDG d’IWG, résume la situation : « Les professionnels prennent moins de jours de congé maladie, gèrent mieux le stress et adoptent des modes de vie plus sains. Pendant ce temps, les entreprises bénéficient de niveaux de productivité plus élevés et de coûts réduits. »
Des conseils simples pour mieux vivre le travail hybride
Le Dr Sara Kayat partage quelques recommandations simples pour tirer le meilleur parti du travail hybride. Elle conseille d’abord de planifier des rendez-vous médicaux pendant les journées en télétravail, afin d’éviter d’attendre un arrêt maladie pour consulter. Selon elle, cette souplesse permet d’agir plus tôt, de prévenir plutôt que de subir.
Autre suggestion : rejoindre un groupe de sport ou un club près de chez soi. L’idée ? Faire de l’activité physique un moment social et régulier, qui s’intègre naturellement dans la semaine.

Enfin, elle rappelle que le temps gagné sur les trajets peut servir à mieux manger. Préparer des repas simples, riches en légumes, céréales complètes ou oléagineux permet de booster l’énergie et la concentration. Un smoothie aux fruits rouges et au beurre d’amande ou une salade de quinoa et d’épinards suffisent parfois à faire la différence dans une journée de travail.