L’opérateur de bureaux partagés a ouvert un espace haut de gamme dans un immeuble neuf du quartier de la Beaujoire.
Pour sa deuxième implantation après Paris, BOPE a choisi de s’éloigner du centre-ville. Direction le quartier Haluchère, à l’est de Nantes. Encore discret, ce secteur en transition accueille le programme immobilier Orchestra, où BOPE a acquis en VEFA un immeuble tertiaire livré fin 2024 dans la rue de l’Ouche Buron. « Ce n’est pas encore l’adresse la plus demandée, mais c’est une zone qui va monter en puissance. On préfère anticiper », explique Romain Démonté, directeur commercial de l’opérateur.
L’immeuble s’élève sur sept niveaux, avec de belles prestations. Chaque étage est privatisé pour une entreprise, comprenant open space, phonebox, kitchenette, balcon, salles de réunion. Un plateau a été pensé pour les plus petites structures. Au rez-de-chaussée : accueil, conciergerie, salle de sport, cafétéria, salle de conférence, salle de sieste, local vélo. Et au dernier étage, un rooftop de 130 m² avec vue directe sur le stade de la Beaujoire.
Le bureau opéré version BOPE
BOPE ne se revendique ni du coworking classique, ni du bail traditionnel. Leur offre hybride s’adresse aux entreprises qui veulent un bureau prêt à l’emploi, sans renoncer à la qualité ni à la personnalisation. « Chaque entreprise a son plateau, ses espaces, ses phonebox. L’objectif, c’est qu’elle s’y sente chez elle », résume Romain Démonté.

À Nantes, ce sont 2 300 m² de bureaux opérés, 300 postes de travail et trois salles de réunion pouvant accueillir de 15 à 50 personnes. L’accès est possible 24h/24, 7j/7, via un système de badge sécurisé. L’ensemble inclut également un espace lunch avec machine à café à grains, fontaine à eau, et des équipements de visio haut de gamme.
Côté prix, l’abonnement démarre aux alentours de 300 – 350 € par poste et par mois, en fonction du plateau, de la durée d’engagement et des options choisies. Une grille souple, alignée avec les standards du bureau flexible en région.

Une opportunité saisie au bon moment
Ce n’était pas prévu ainsi. Initialement, BOPE devait ouvrir en premier à Bordeaux, dans un ancien garage du quartier Victoire. Mais les aléas du chantier ont changé les plans, et c’est finalement Nantes qui a servi de rampe de lancement en région. Un projet à 6 millions d’euros HT, conçu pour durer.
« En région, il faut encore expliquer ce qu’est le bureau flexible. Ce n’est pas un réflexe comme à Paris », reconnaît Romain Démonté. Le site nantais a donc aussi un rôle pédagogique : faire découvrir un autre modèle de bureau, plus souple, plus serviable, plus vivant.

Si BOPE affiche une ambition nationale, son développement se fait par opportunités, sans précipitation. Chaque implantation repose sur un ancrage local fort. À Nantes, BOPE travaille avec des partenaires de proximité, du torréfacteur au traiteur. « On essaie toujours d’avoir un torréfacteur dans la ville où l’on s’installe. C’est une façon de créer du lien, mais aussi de faire vivre l’écosystème local », explique Romain Démonté.
Même logique côté recrutement. L’équipe nantaise est locale, et BOPE s’implique dans l’animation du quartier. Une volonté claire : ne pas être un vaisseau posé là, mais un acteur intégré à la dynamique urbaine.

Un acteur encore jeune mais déjà très ciblé
BOPE, acronyme de « bureaux opérés », a été fondé en 2022 par l’ancienne direction du groupe Argus, après la revente de celui-ci au Bon Coin. Le premier espace a ouvert à Paris, dans l’ancien siège de l’entreprise. Nantes est le deuxième site, avant deux nouvelles adresses bordelaises en préparation.
Leur force ? Posséder leurs murs. « Être propriétaire, ça change tout. On peut adapter le lieu à notre vision, sans concession », affirme Romain Démonté. Loin d’un modèle dupliqué, chaque site est pensé en lien avec son contexte local, avec des fournisseurs de proximité et une équipe sur place issue de l’hôtellerie. L’esprit reste le même : proposer un bureau comme à l’hôtel, dans un lieu qui a du caractère.